|
"CYBERPLUMES"
QU’EST-CE QUE CYBERPLUMES.ORG ?
Cyberplumes est une idée originale de Jack Minier. Son site principal « www.diamedit.net » offre depuis longtemps aux auteurs inédits la possibilité de faire connaître leurs travaux d'écriture. L’idée simple qui a présidé à sa création était de regrouper sur un même site une sélection de talents divers, mais de qualité, pour constituer un gisement riche au lieu de simples pépites éparses, et attirer ainsi davantage de visiteurs que ne pourrait le faire chaque auteur individuellement.
Cette idée était pourtant insuffisament poussée car elle tablait sur un changement d'habitudes lié à l'apparition du Web et ne tenait pas compte de l'aspect sensuel du livre en tant qu'objet, encore moins des structures de diffusion / distribution d'un tel objet physique. Mais rien n'est plus dur que de changer les comportements. L’aventure des livres électroniques, types pcPocket, eBook ou Cytale, a fait long feu. On peut aujourd'hui considérer qu'elle a vécu, et la vente en ligne de fichiers .pdf est restée désespérément anecdotique.
Conçu en Janvier 1998, autant dire à l’aube du Web, Diamedit était alors un site pionnier, le premier du genre en France avec pour unique confrère sur la toile un certain "Editel", illustre ancêtre québecquois de l'édition virtuelle.
Il s'est avéré que la formule était bonne au plan de la notoriété puisque très vite elle fut largement imitée. Dans les mois qui suivirent, nombre d'autres sites apparurent, drainant beaucoup de fréquentation bien que présentant beaucoup moins d’intérêt pour les jeunes auteurs, ces sites s’avérant la plupart du temps des émanations de Maisons d’Edition classiques qui n'utilisent le Net que comme vitrine pour leur catalogue d’auteurs déjà édités.
Pourtant sans soucis financiers, elles n’ont guère davantage le souci d’encourager les nouveaux talents : les contrats d'édition virtuelle proposés aux auteurs débutants restent très proches des conditions "papier", ce qui est proprement scandaleux quand on sait que les frais d'hébergement sur le Net sont sans commune mesure avec des frais d'impression et de diffusion.
Quant aux autres, les innombrables sites de publication automatisée en accès libre, leur présentation est trop souvent laissée aux oubliettes. Résultat : une inflation de publications de qualité très approximative. Des fautes d'orthographe qui pullulent, des fautes d'accords qui s'amoncellent, une infinité d'infinitifs indéfinissables et de "participes dépassés", ajoutées à des mises en pages polluées de publicités en tous genres rendent les oeuvres illisibles, frustrant le lecteur de son plaisir de lire et décourageant l'internaute d’effectuer de telles recherches, théoriquement littéraires.
Le livre vendu est donc définitivement un objet palpable et la diffusion en librairie d’ouvrages imprimés reste, et pour longtemps encore, l’objectif incontournable pour tout auteur. Mais comment y parvenir ?
Dans le cadre des entreprises commerciales que sont les grandes Maisons d’Edition, les auteurs ont de nos jours bien peu de chance d'aboutir à la publication de leurs oeuvres dans des conditions normales. Ils doivent donc envisager de la faire eux-mêmes. C'est désormais possible parce que l’impression numérique à la demande s’est développée durant ces dernières années. Nombre d’imprimeurs offrent maintenant des solutions de tirage en petites séries, très accessibles financièrement, et qui n’ont plus rien à voir avec les escroqueries de tirages à compte d’auteur dont beaucoup furent victimes par le passé.
Mais vendre un "livre-objet" ne s'arrête pas à l'écrire et le faire imprimer. L'objectif n'est pas d'en stocker une palette dans son garage. Même s'il est très beau et bien écrit, il reste à le distribuer en librairie par le plus vaste réseau possible. Et là surgit la plus importante difficulté, car les réseaux de diffusion disponibles sont tous "chasse gardée" de groupes financiers et trusts internationaux du "culturel" !
Le problème de la diffusion dans l’édition papier n’est pas sans rappeler celui de l'Edition Musicale dont tout le monde parle actuellement : il y a trop de concentration entre quelques mains qui monopolisent cette diffusion, et qui voudraient précisément la monopoliser aussi sur le Net, domaine qui leur échappe pour l’instant.
Bien qu’ayant des effets regrettables, cet état de choses a une explication logique : la dure loi du profit règne sur les entreprises commerciales, culturelles ou pas, les obligeant à prendre des risques calculés et à tout faire pour canaliser ceux-ci plus étroitement. Et il est plus facile et plus « juteux » de contrôler les titres de 10 stars imposées par leurs accointances médiatiques dans un océan de créativité non labellisée, plutôt que de rémunérer les innombrables auteurs constituant cet océan lui-même.
L'idée d'une "Licence Globale" pour la musique en ligne est sans aucun doute une idée révolutionnaire, qui pourrait s’avérer excellente et beaucoup plus juste si la répartition en est faite dans d’autres proportions que celles de la SACEM où 95% des recettes vont actuellement à 2% des auteurs.
Les échanges conviviaux sur le Net instaurent en effet d’autres voies de diffusion que les spots TV ou le rayon disques des grandes surfaces. Si cette idée de « Licence Globale » est correctement mise en oeuvre, on s’apercevra que ce sont des milliers de petits créateurs qui en seront les premiers bénéficiaires, et pas nécessairement les stars du Showbiz que les Majors nous imposent…
Dans le monde de l’édition littéraire indépendante on retrouve la même préoccupation : comment libérer les talents individuels des goulots d'étranglements créés par les grandes Maisons d’Edition qui contrôlent, là aussi, les rares réseaux de diffusion ?...
Le concept de "Diffusion Mutuelle " des ouvrages imprimés répond à cette question.
Le gros avantage d’un projet comme CYBERPLUMES est que, grâce aux auteurs eux-mêmes, grâce à nous tous, cette « entreprise de diffusion corporative » disposera en principe d'autant de représentants bénévoles dévoués à la cause commune que d'auteurs adhérents au club, et ce, en toutes régions francophones. L'intérêt général est donc de regrouper au plus vite le maximum de vrais talents, pour assurer une base solide au catalogue, et de « bonnes volontés » pour les faire connaître ailleurs que dans leur voisinage immédiat. Ainsi, ce que ne peut faire aucun auteur pour lui-même, vanter son propre talent auprès de son libraire, chacun pourra le faire pour tous les autres le plus sincèrement du monde.
Le seul problème, comme toujours, est donc essentiellement financier : il faut au départ imprimer, en petites quantités chacun, un certain nombre d'ouvrages différents. Ce qui n'est pas la norme dans le monde de l'édition classique.
Mais c'est là aussi où le rôle de CYBERPLUMES peut être de la plus grande importance. Car outre la puissance du réseau de représentation qu’elle peut constituer, sa capacité de négociation peut lui permettre d’obtenir d’un correcteur ou d’un imprimeur des conditions de groupe très privilégiées.
La solution proposée par CYBERPLUMES est une innovation, osons le dire "révolutionnaire", par rapport aux structures actuelles du monde de l'édition. Auteur lui-même, créateur de Diamedit et maintenant fondateur de CYBERPLUMES, c'est sa pratique du Net et sa connaissance des techniques de réseaux associatifs qui permettent aujourd'hui à Jack Minier de proposer aux auteurs indépendants et petits éditeurs cette idée d'une structure associative de DIFFUSION MUTUELLE.
Cependant, il ne peut pas la lancer seul. Un seuil minimum d'une dizaine de membres est nécessaire pour commencer à travailler le terrain des libraires. Quarante ou cinquante à échéance d’une année serait déjà un énorme succès. On n’ose rêver de plusieurs centaines d’auteurs, mais…
S'agissant d'une association loi 1901 regroupant auteurs et petits éditeurs indépendants, devenir un membre (fondateur, honoraire, actif, ou bienfaiteur) de CYBERPLUMES n’implique aucune responsabilité spécifique relative à l’édition elle-même. Il s'agit de uniquement de DIFFUSER.
À l'inverse, l’éditeur, l’imprimeur ou quelque autre intermédiaire que ce soit dans la chaîne de production, n’auront jamais aucune responsabilité (autre que celle de simple membre eux-mêmes le cas échéant) dans le choix des auteurs que CYBERPLUMES admettra comme membres.
L'association "CYBERPLUMES" se positionne comme "club privé d’auteurs et éditeurs" et seul diffuseur officiel des oeuvres de ses membres. À ce titre, chaque membre peut, en toute indépendance :
- soit être son propre éditeur, prenant alors en charge les questions de correction, de conception de la couverture, de pagination, d'obtention d'un N° ISBN, etc., toutes contraintes indispensables à la bonne fabrication d'un vrai livre de librairie ;
- soit faire appel à un éditeur comme Diamedit ou à son choix l’un quelconque des autres éditeurs membres de CYBERPLUMES.
Tout membre bénéficiera des conditions privilégiées réservées à l’association par les correcteurs ou imprimeurs liés à CYBERPLUMES et du réseau de diffusion ainsi créé au plan francophone.
Cependant :
Un éditeur membre ne pourra bénéficier de cette diffusion collective pour un de ses auteurs non membre qu’après avis du comité de lecture et du Bureau de l’association pour accepter ou non l’admission de son auteur en tant que membre actif, avec les engagements individuels que cette admission comporte.
Un membre auteur d’un ouvrage édité chez un éditeur non membre ne pourra pas bénéficier de cette diffusion collective pour cet ouvrage précis tant que l’éditeur en question n’en sera pas membre lui aussi, avec tous les engagements que cela comporte. Il pourra en choisir un autre à l’intérieur de l’association. Il pourra par contre en bénéficier pour tout autre ouvrage édité par lui-même ou par un éditeur membre de l’association.
La mise à contribution bénévole de ses membres, en tant que "comités de lectures" donnant un avis sur l’admission d’un nouvel auteur, ou pour visiter les libraires de chaque région de France (engagement indispensable dans les conditions d'adhésion), offre une opportunité unique de constituer un réseau de diffusion mutuelle, et de lui conférer très rapidement une notoriété importante à laquelle les médias ne pourront que s'intéresser.
Entendons nous bien ! Il ne s’agit pas de transformer des auteurs en représentants de commerce. Nous sommes des auteurs, restons nous-mêmes. Il s’agit simplement de visiter régulièrement les libraires et autres points de ventes d’ouvrages, et d’entretenir des relations cordiales avec les responsables des achats, leur apporter régulièrement les derniers catalogues et discuter des livres qu’on a aimés. Ceux des autres, bien sûr ! Il est toujours plus facile de vanter sincèrement les talents des autres que les siens propres. Laissons aux autres le soin de le faire, ils le feront mieux que nous-même.
Si tout le monde joue le jeu d'une solidarité corporative pour une diffusion globale des oeuvres, tout les auteurs y gagneront, et VOUS du même coup si vous êtes partant dans l'aventure.
Je suis convaincu que des centaines d'auteurs et sans doute quelques dizaines de petits éditeurs de province seront intéressés par un tel réseau.
Il suffit de commencer. Les statuts sont prêts. Je vous les envoie sur demande.
Contact : cyberplumes
|